Projets et Artifacts — organisation du travail concret
Working with Claude — CC BY 4.0
La plupart des gens utilisent Claude comme ils utilisent un champ de recherche : ils ouvrent une conversation, posent une question, puis la ferment. Cela convient pour des questions ponctuelles. Mais ça ne fonctionne plus dès que vous travaillez sur un projet en cours — le même ensemble de documents, sur plusieurs jours, où vous avez besoin de Claude pour garder à l’esprit les règles de base et où vous avez besoin d’un véritable document que vous pouvez modifier plutôt que d’un mur de texte de discussion.
Deux fonctionnalités comblent cette lacune. Les projets conservent votre contexte. Artifacts contient votre document de travail. Aucune des deux n’est compliquée, et toutes deux gardent l’essentiel là où il doit être — chez vous, où vous contrôlez ce qui y entre et ce qui en sort.
Les projets — un espace de travail qui mémorise les règles de base
Un projet est un espace de travail autonome doté de son propre historique de discussion et de sa propre base de connaissances. Vous en créez un par type de travail — un client, un cours que vous rédigez, un dossier juridique que vous suivez, un livre — et tout ce que vous y faites reste dans ce contexte.
Deux éléments assurent l’essentiel du travail :
- Une base de connaissances. Vous y téléchargez une seule fois les documents, textes, codes ou fichiers pertinents. Chaque discussion que vous lancez au sein de ce projet peut y puiser, ce qui vous évite de recoller le même contexte à chaque fois. Vous trouverez ci-dessous une mise en garde concernant ce que cela implique en termes de précision.
- Les instructions du projet. Des consignes permanentes qui s’appliquent à toutes les conversations du projet : le ton, le rôle que vous souhaitez voir Claude jouer, les règles à respecter, ce qu’il ne doit jamais faire. Il s’agit du même principe que l’ habitude des consignes permanentes que vous acquerrez dans la leçon 1.4, mais limitée à un ensemble de travaux plutôt qu’à tout ce que vous faites.
Pourquoi est-ce important pour garantir la fiabilité du travail ? Les instructions et les documents sources sont repris d’une conversation à l’autre, ce qui permet à Claude d’adopter un comportement cohérent au lieu de varier d’une discussion à l’autre. Vous définissez les règles une seule fois et elles s’appliquent de manière constante.
Un exemple concret. Imaginons que vous aidiez un groupe communautaire à répondre à une consultation municipale. Créez un projet intitulé « Réponse au conseil municipal ». Téléchargez le document de consultation, les réponses antérieures de votre groupe et une note d’une page exposant votre position. Dans les instructions du projet, écrivez : « Vous contribuez à la rédaction d’une réponse officielle à un conseil municipal. Utilisez un langage simple. Citez la clause spécifique du document de consultation à laquelle vous répondez. Si vous ne trouvez pas d’éléments à l’appui d’une affirmation dans les fichiers téléchargés, dites-le — ne comblez pas le vide. » Désormais, chaque discussion au sein de ce projet part du même point de départ, et vous pouvez lancer des discussions distinctes pour chaque section sans perdre le fil.
Disponibilité et limites — à vérifier dans l’application. À l’ heure où nous écrivons ces lignes, les projets sont accessibles à tous, y compris aux comptes gratuits, ces derniers étant limités à un petit nombre de projets, tandis que les formules payantes ne semblent pas soumises à cette limite. Les formules payantes permettent d’effectuer des recherches dans des bases de connaissances plus vastes. La disponibilité des formules et les limites évoluent au fur et à mesure que le produit change ; vérifiez donc la situation actuelle dans l’application ou dans le centre d’aide de Anthropic plutôt que de prendre les chiffres indiqués ici pour parole d’évangile.
La question de la conservation. Téléverser un document dans la base de connaissances d’un projet revient à en placer une copie sur les systèmes de Anthropic. Pour tout contenu sensible — dossiers clients, informations personnelles, tout élément soumis à une obligation de confidentialité ou à des obligations en matière de protection des données — il s’agit d’une décision à prendre de manière réfléchie, et non par habitude. Vérifiez avec qui vous êtes autorisé à partager ces documents avant de les publier. Il s’agit ici d’une information générale, et non d’un conseil juridique ; pour toute obligation spécifique, demandez l’avis d’un professionnel.
Prenez le temps de réfléchir
Quel est le travail que vous ne cessez de réexpliquer à Claude en partant de zéro ? Si vous deviez en définir les règles de base une fois pour toutes, dans le cadre d’un projet, quelles seraient les trois règles que vous rédigeriez ?
Et la question la plus difficile : que voudriez-vous qu’il ne fasse jamais avec ce contenu ?
Artifacts — le document de travail à côté du chat
Un « Artifact » est un véritable document de travail qui s’ouvre dans sa propre fenêtre à droite du chat, au lieu de défiler dans la conversation. Lorsque vous demandez à Claude de rédiger quelque chose de substantiel, il place le résultat dans un « Artifact » que vous pouvez lire, modifier et continuer à développer.
Artifacts couvre ce que vous produisez réellement : des documents au format Markdown ou en texte brut, du code, des sites web d’une seule page, des diagrammes et des organigrammes, des images SVG et de petits composants interactifs. L’intérêt est que le résultat a un emplacement dédié : une toile sur laquelle vous pouvez revenir pour l’affiner, plutôt qu’un message que vous devez rechercher dans l’historique.
L’édition fonctionne dans les deux sens. Vous pouvez demander des modifications dans le chat — « raccourcissez le deuxième paragraphe », « rendez le ton plus formel » — et Claude révise l’artefact. Pour les documents texte, vous pouvez également modifier directement sur place : sélectionnez le passage que vous souhaitez modifier et utilisez la fonction d’édition sur place (recherchez l’option « Modifier avec Claude » sur le texte sélectionné — confirmez la formulation exacte dans l’application, au fur et à mesure qu’elle change). Et il y a un sélecteur de version, ce qui vous permet de revenir en arrière vers des versions précédentes si une modification a empiré les choses. Ce dernier point est important : rien n’est sans issue, et vous pouvez toujours voir ce qui a changé.
Activation. Artifacts est disponible dans toutes les formules, mais la fonctionnalité sous-jacente peut nécessiter une activation. Dans les versions actuelles, elle se trouve dans les paramètres de l’application, dans une section dédiée aux fonctionnalités, sous la forme d’un bouton permettant d’activer ou de désactiver l’exécution de code et la création de fichiers — vérifiez le chemin d’accès exact dans l’application, car les noms des menus de paramètres sont susceptibles de changer. Si vous disposez d’un forfait Team ou Enterprise, un administrateur peut gérer ce paramètre pour l’ensemble de l’ organisation.
Comment ils fonctionnent ensemble
Les projets et Artifacts constituent les deux facettes d’une même tâche. Le projet contient le contexte et les règles en vigueur ; à l’intérieur, Claude produit Artifacts que vous façonnez pour obtenir le résultat final. Le contexte entre, le document de travail sort — et la révision, les corrections et le dernier mot restent entre vos mains.
C’est là tout l’intérêt d’organiser le travail de cette manière. Vous disposez d’un espace bien rangé où vous pouvez voir ce qui a été demandé à Claude, vérifier ce qu’il a produit, le corriger et vous approprier le résultat. Les outils gèrent le contenu. C’est vous qui portez le jugement.
Pour en savoir plus
- Comment accéder aux projets — aide Anthropic pour en créer un.
- Qu’est-ce que Artifacts ? — Explication du canevas de document de travail.
- Créer avec Claude — la documentation de Anthropic sur l’organisation du travail avec Claude.
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