Instructions permanentes pour votre rôle
Working with Claude — CC BY 4.0
Dans la leçon 1.4, vous avez établi un ensemble de règles de précision et vous aviez le choix entre les coller une seule fois ou les rendre permanentes. Cette leçon porte sur la version permanente, poussée un peu plus loin : il ne s’agit pas seulement de « faire preuve de précision », mais d’un bref mémo permanent qui indique à Claude qui vous êtes, ce que vous faites, et comment vous souhaitez que cela fonctionne — afin que chaque nouvelle conversation démarre déjà adaptée à votre travail, au lieu de partir de zéro.
Considérez cela comme une invite système personnelle. Vous l’écrivez une fois, elle reste discrètement en arrière-plan et s’affiche en haut de chaque conversation sans que vous ayez à lever le petit doigt. Les règles de précision de la leçon 1.4 constituent la base. Votre fiche de rôle est ce que vous construisez par-dessus.
Où le trouver
Dans l’application Claude, il se trouve dans les paramètres de votre compte, généralement accessibles en cliquant sur vos initiales dans le coin inférieur gauche, puis en ouvrant les Paramètres, avant de rechercher les Instructions pour Claude (une section valable pour l’ensemble de votre compte qui s’applique à toutes vos conversations). Les noms des menus et la mise en page évoluent au fur et à mesure des mises à jour de l’application, et il se peut que les instructions valables pour l’ensemble du compte soient situées à un endroit différent de celles spécifiques à chaque projet ; considérez donc le chemin d’accès exact comme une indication à « vérifier dans l’application / dans la documentation actuelle » plutôt que comme une valeur fixe. Sa disponibilité peut varier selon les formules d’abonnement ; vérifiez donc qu’elle est incluse dans la vôtre via vos paramètres ou la documentation d’aide actuelle.
Une remarque pratique : tout le contenu de cette boîte se charge à chaque message que vous envoyez, veillez donc à ce qu’il soit concis. Une page d’instructions ciblées vaut mieux que cinq pages contenant tout ce qui vous passe par la tête.
Que mettre dedans
Concentrez-vous sur quatre points, en langage simple :
- Qui vous êtes et ce que vous faites. Une ou deux lignes. « Je coordonne des bénévoles pour une initiative communautaire de récupération alimentaire à Christchurch » fournit Claude un contexte bien plus utile qu’un paragraphe d’adjectifs.
- Les règles d’exactitude énoncées au point 1.4 — ou une version abrégée. Indiquez la source de vos affirmations ; dites d’abord « Je ne sais pas » lorsque c’est la vérité, et n’inventez pas de citations.
- Règles propres à votre domaine d’activité. Les éléments qui sont toujours vrais dans votre univers : le pays et les règles qui régissent votre activité, les termes que vous utilisez, ce que signifie « terminé », ce qui ne doit jamais être laissé à l’interprétation.
- Format et ton. Comment vous souhaitez que les réponses vous parviennent — courtes et directes, ou détaillées étape par étape ; orthographe britannique ; pas d’introductions superflues.
Voici un exemple concret pour quelqu’un qui tient la comptabilité d’une petite entreprise artisanale :
Je tiens la comptabilité d’une petite entreprise de BTP en Nouvelle-Zélande. Je ne suis pas comptable.
Privilégiez la précision à la courtoisie. Précisez les affirmations factuelles : [KNOWN], [INFERRED], [COMMON], [GUESS]. Ne mentionnez jamais un chiffre, une règle ou un détail IRD/GST sans l’identifier. Si vous ne savez pas, indiquez-le dès la première ligne.
Contexte néo-zélandais : GST correspond à 15 %, notre exercice fiscal et les règles IRD s’appliquent. Ne partez jamais du principe que les règles fiscales américaines ou australiennes s’appliquent. Tout ce qui concerne la fiscalité, le droit du travail ou la santé et la sécurité n’est qu’une information générale — signalez-le et indiquez-moi de vérifier auprès de notre comptable ou d’un professionnel avant d’ agir.
Donnez-moi le raisonnement, pas seulement la réponse, afin que je puisse le vérifier. Soyez concis et direct. Utilisez l’orthographe britannique. Évitez les compliments et les formules d’introduction du type « excellente question » .
Remarquez ce que fait ce brief. Il précise le pays (afin que Claude ne se base pas par défaut sur des hypothèses américaines), il établit une limite stricte autour de tout ce qui pourrait s’apparenter à un conseil fiscal ou juridique, et il demande le raisonnement afin que la personne puisse vérifier plutôt que de se fier aveuglément. Ce dernier point est essentiel : le brief vous laisse le soin de juger. Il s’agit d’une information générale, et non d’un conseil juridique ou financier — pour toute question ayant des conséquences réelles, demandez l’avis d’un professionnel compétent.
Prenez le temps de réfléchir
Si vous rédigiez aujourd’hui un guide de référence pour Claude, quelle est la seule chose que vous en avez assez de corriger à chaque conversation ?
Et la question plus pointue : quel est le seul élément concernant votre travail que vous lui diriez de ne jamais essayer de deviner ?
Itérer
Votre première version ne sera pas parfaite, et ce n’est pas grave. Considérez-la comme un document évolutif.
L’habitude qui marche : lorsqu’une conversation déraille d’une manière qui se répète sans cesse — Claude ne cesse d’enrober ses réponses, de se tromper de domaine de compétence, de vous proposer dix options alors que vous n’en vouliez qu’une — ne vous contentez pas de corriger le problème dans la conversation. Ajoutez une ligne au document de référence afin que cela soit corrigé pour la prochaine fois également. Au fil des semaines, cela finira par devenir un document qui reflète véritablement votre façon de travailler. Supprimez autant que vous ajoutez : si une règle ne justeifie jamais sa présence, supprimez-la, car chaque élément qui s’y trouve vous coûte un peu d’espace dans chaque message.
La mise en garde anti-contrarian, encore une fois
La même mise en garde que celle du point 1.4 s’applique ici, et il est plus facile de trébucher une fois que les instructions sont figées. Si votre brief insiste fortement sur « soyez franc, remettez-moi en question, commencez par le contre-argument », Claude peut aller trop loin et adopter une opposition réflexive — en vous contredisant même lorsque vous avez raison, pour paraître indépendant. C’est l’image miroir de la flatterie que vous essayiez d’éliminer, et c’est tout aussi peu fiable. Vous voulez un système qui ne cède pas sans raison valable et qui ne cherche pas la confrontation sans raison non plus. Si vous remarquez qu’il contredit par réflexe, c’est un point à adoucir dans le brief.
Pourquoi cela fait-il partie du cours
Un brief permanent n’est pas un raccourci. C’est la manière dont vous gardez le contrôle d’un outil que vous utilisez tous les jours. Vous avez décidé, à l’avance et par écrit, ce que Claude doit supposer, où il doit s’arrêter et comment il doit montrer son fonctionnement — et cela s’applique que vous y prêtiez attention ce jour-là ou non. Le résultat final vous appartient toujours, c’est à vous de le vérifier et de vous l’approprier. Cela signifie simplement que vous dirigez à chaque fois à partir d’une position mûrement réfléchie, au lieu de devoir tout réexpliquer depuis le début en espérant vous souvenir des points importants.
Pour aller plus loin
- Invites du système — comment un brief permanent façonne chaque réponse.
- Les fonctionnalités de personnalisation de Claude — où se trouvent les instructions à l’échelle du compte dans l’application.
Partagé librement, en toute bonne foi. Si cela vous a été utile, un koha destiné à couvrir les frais de développement et de fonctionnement est le bienvenu.
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