Modèles d’inspiration pour votre travail
Working with Claude — CC BY 4.0
La valeur ajoutée de Claude ne réside pas tant dans des questions ponctuelles astucieuses. Elle réside dans le fait de disposer d’un petit ensemble de prompts que vous réutilisez — pour les tâches qui se présentent chaque semaine dans le cadre de votre fonction. Une fois que vous en avez trois ou quatre qui fonctionnent, vous ne partez plus de zéro et vous n’êtes plus surpris par le résultat.
Un petit mot d’honnêteté avant de commencer le niveau 2 : c’est ce niveau qui vous rendra réellement compétent, et il vous en demandera un peu plus que le niveau 1. Pas des heures d’étude, mais de véritables exercices pratiques. Vous n’obtiendrez pas de résultats fiables en lisant ces modèles une seule fois ; vous les obtiendrez en y appliquant votre propre travail à plusieurs reprises, jusqu’à ce que la vérification du résultat devienne une seconde nature. C’est là toute la différence entre quelqu’un qui « utilise l’IA » et quelqu’un qui peut avoir confiance en ce qu’il livre. C’est aux niveaux 1 et 2 que cette habitude se construit — le reste du cours part de ce principe.
Chaque modèle ci-dessous suit la même structure, car c’est cette structure qui rend le résultat fiable :
- Indiquez-lui le rôle et l’objectif — à qui il s’adresse et à quoi ressemble un bon résultat.
- Fournissez-lui les données — collez le texte ou joignez le fichier. Ne le laissez pas deviner.
- Précisez comment vous allez le vérifier — demandez-lui ses sources, son raisonnement ou ses incertitudes, afin de pouvoir vérifier plutôt que de vous fier aveuglément.
- Vous relisez et décidez — le résultat est un brouillon dont vous êtes propriétaire, pas une réponse à valider sans l’avoir lue.
Cette dernière étape est l’essentiel. Claude rédige ; vous dirigez, relisez et assumez le résultat. Gardez le contrôle du jugement et vous pouvez vous appuyer en toute confiance sur ces modèles. Si vous les ignorez, vous ne faites qu’espérer.
Vous pouvez coller n’importe lequel de ces modèles en haut d’une nouvelle conversation. Si l’un d’entre eux fait ses preuves, enregistrez-le — soit dans vos instructions permanentes, soit dans un projet (un espace de travail doté de ses propres instructions et de ses propres fichiers téléchargés, afin que la configuration soit disponible à chaque fois que vous l’ouvrez). (Les projets et les instructions permanentes se trouvent dans l’application Claude ; les noms exacts des menus changent au fur et à mesure des mises à jour de l’application — vérifiez dans l’application ou dans les pages d’aide actuelles.)
Si vous gérez le site — propriétaire / opérateur
Vous voulez une réponse claire et le raisonnement qui la sous-tend, pas des paroles rassurantes.
Agissez en tant que conseiller opérationnel. Je dirige [une branche de l’entreprise]. Voici la situation : [insérez les faits — chiffres, dates, ce qui a changé]. Donnez-moi les trois options que vous envisageriez réellement, avec le principal risque associé à chacune. Signalez tout ce sur quoi vous avez des doutes, et indiquez-moi la seule chose que je devrais vérifier avant de prendre une décision. Ne minimisez pas les inconvénients.
Exemple concret — un propriétaire de café qui se demande s’il doit ajouter un deuxième chariot à café au marché du samedi :
Jouez le rôle de conseiller opérationnel. Je tiens un café ; le week-end est notre principale source de revenus. J’envisage d’ajouter un deuxième stand au marché du samedi — loyer supplémentaire de 180 $ par semaine, un employé occasionnel supplémentaire à 28 $ de l’heure pour 6 heures. Lors des trois derniers marchés, nous avons dû refuser environ 15 à 20 clients par heure aux heures de pointe. Donnez-moi les trois options possibles, le principal risque associé à chacune, et le chiffre clé que je devrais surveiller pendant un mois avant de m’engager. Signalez tout chiffre que vous supposez plutôt que de vous contenter de reprendre ceux que je vous ai fournis.
Vous obtenez ainsi un outil d’aide à la décision que vous pouvez tester en conditions réelles — et comme vous avez demandé qu’il signale ses hypothèses, vous pouvez voir exactement quels chiffres sont les vôtres et lesquels il a inventés. Ce sont ceux-là qu’il faut vérifier.
Si vous rédigez et communiquez — rédaction / communication
Le piège ici, c’est un brouillon qui se lit bien mais qui modifie subtilement votre sens. Protégez-vous contre cela en donnant à Claude vos arguments réels et en menant une révision rigoureuse.
Rédigez un [newsletter / avis / article] destiné à [qui le lit]. Voici les points, classés par ordre d’importance : [énumérez-les]. Respectez exactement mon sens — n’ajoutez pas d’affirmations que je n’ai pas faites. Utilisez un langage simple, sans fioritures. Donnez-moi deux versions : une courte, une plus complète. Ensuite, dressez la liste de tout ce dont vous n’étiez pas sûr de ce que je voulais dire.
Exemple concret — un centre communautaire informant ses membres qu’un cours change de jour :
Rédigez une brève annonce à l’intention de nos membres. Les points, par ordre d’importance : à partir du 5 août, le cours de yoga du mardi est déplacé au jeudi ; même horaire, même professeur, même salle ; pas de changement de tarif ; si le jeudi ne vous convient pas, répondez-nous et nous vous aiderons à trouver un autre cours. Chaleureux mais concis. Tenez-vous-en aux faits — n’inventez rien. Donnez-moi une version en deux lignes pour un SMS et une version plus complète pour un e-mail.
Relisez les deux versions à la lumière de vos points avant toute diffusion. Vous vérifiez une seule chose : est-ce que le texte dit ce que vous vouliez dire, et uniquement ce que vous vouliez dire ?
Si vous travaillez avec des chiffres — analyse / données
Claude peut lire une feuille de calcul ou un PDF que vous joignez et l’analyser en français simple. Il peut aussi commettre des erreurs de calcul en ayant l’air sûr de lui. Veillez donc à ce qu’il montre son raisonnement.
Voici [fichier joint / données collées]. Je souhaite connaître [la question précise]. Présentez votre raisonnement étape par étape afin que je puisse suivre le calcul. Précisez toute hypothèse que vous avez dû formuler. Si les données ne permettent pas de répondre à la question, indiquez-le plutôt que de faire des suppositions.
Exemple concret — un trésorier vérifiant l’évolution des cotisations à partir d’un fichier CSV des adhérents :
J’ai joint notre fichier CSV des adhésions — date d’adhésion et statut de chaque membre. Calculez le nombre net de membres ajoutés chaque trimestre au cours des deux dernières années, et déterminez si la tendance est à la hausse ou à la baisse. Indiquez le nombre pour chaque trimestre afin que je puisse le comparer à mon propre décompte. Signalez-moi si certaines lignes manquent de dates ou semblent mal formées, plutôt que de les ignorer discrètement.
C’est le décompte étape par étape qui vous permet de vérifier. Vérifiez la cohérence d’un trimestre à la main ; si les chiffres correspondent, vous pouvez vous fier au reste. Si ce n’est pas le cas, vous l’avez repéré avant qu’il n’atteigne le comité.
Si vous êtes en contact avec des personnes — en relation avec la clientèle
Les réponses aux clients portent votre nom et, parfois, une promesse. Rédigez un brouillon avec Claude, mais ne vous engagez jamais à quelque chose que vous n’avez pas encore décidé.
Rédigez une réponse à ce message : [collez-le]. Ma position est [ce que vous êtes prêt à proposer / à ne pas proposer]. Ton : [chaleureux et simple / ferme et poli]. Ne promettez rien qui aille au-delà de ce que je vous ai indiqué ici — pas de remboursements, de dates ou d’engagements que je n’ai pas autorisés. Signalez-moi tout point sur lequel vous pensez que je doive prendre une décision avant l’envoi.
Exemple concret — un artisan répondant à un client qui relance au sujet d’un travail retardé :
Rédigez une réponse à ce SMS : [coller]. Ma position : la pièce est en retard du fait du fournisseur, pas de notre part ; la nouvelle date réaliste est le 12 ; je confirmerai le matin même ; je n’offre pas de réduction mais je suis désolé pour l’attente. Chaleureux, direct, sans flagornerie. N’inventez pas de date plus précise que le 12, et signalez-moi si quelque chose peut être interprété comme une promesse que je n’ai pas faite.
Lisez-le comme le ferait votre client, puis envoyez-le vous-même. Un brouillon qui vous engage à quelque chose que vous n’avez pas dit est pire que pas de brouillon du tout.
Deux habitudes qui garantissent le succès de tous les modèles
- Joignez le document, ne le retapez pas. Si le contenu se trouve dans un document, une feuille de calcul ou une image, fournissez à Claude le fichier plutôt qu’une paraphrase. Le système travaille à partir de ce qui est réellement là plutôt que de votre résumé — et vous n’introduisez pas d’erreurs en le retapant.
- Demandez les points de jonction. Chaque modèle ci-dessus se termine en demandant à Claude de signaler ce qu’il a supposé, ce dont il n’est pas sûr ou les points sur lesquels vous devez prendre une décision. C’est cette ligne qui transforme « faites-moi confiance » en « voici où regarder ». C’est la différence entre un résultat que vous pouvez vérifier et un résultat dont vous ne pouvez qu’espérer la justesse.
Trois gestes qui aiguisent votre jugement
Les modèles ci-dessus vous fournissent des résultats fiables. Ces trois-làvous maintiennent dans le vif du sujet, afin que l’outil affine votre réflexion au lieu de s’y substituer — ce qui, au fil des mois d’utilisation quotidienne, compte autant que n’importe quel résultat isolé.
- Demandez des indices, pas la réponse. Lorsque vous apprenez quelque chose ou que vous réfléchissez à une décision, demandez à Claude de vous indiquer les éléments à prendre en compte, et non de vous donner la conclusion. « Que devrais-je savoir pour prendre la bonne décision ? » vaut mieux que « Que dois-je faire ? ». Vous gardez le contrôle de la réflexion ; cela vous évite de passer à côté de quelque chose.
- Commencez sur papier, puis laissez-le vous contredire. Pour tout ce qui vous revient vraiment de résoudre, rédigez d’abord votre propre ébauche, puis collez-la et demandez à Claude de présenter les arguments les plus solides contre celle-ci. Vous obtenez ainsi une version affinée de votre propre idée, et non un substitut à celle-ci.
- Recherchez les penseurs, pas la pensée. Au lieu de « quelle est la réponse », essayez « qui a travaillé là-dessus, que dirait chacun d’entre eux, et que devrais-je lire ? » Vous en ressortirez en connaissant le contexte et où chercher ensuite, plutôt qu’avec une seule réponse certaine dont vous ne pouvez retracer l’origine.
Construisez le vôtre à partir de ceux-ci. Inspirez-vous de la structure — rôle, contenu, méthode de vérification, c’est vous qui décidez — et complétez-la avec les tâches que votre semaine comporte réellement. Quatre modèles en lesquels vous avez confiance valent mieux que quarante que vous devez relire à chaque fois.
Toute formulation juridique, fiscale ou relative à la conformité issue de ces modèles constitue une aide générale, et non un conseil adapté à votre situation. Pour toute question ayant des conséquences réelles, consultez un professionnel qualifié.
Lectures complémentaires
- Utilisez des exemples (suggestions multiples) — pourquoi un bon exemple vaut mieux qu’un paragraphe de description.
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