Des outils à conserver
Cinq fiches d’une page, tirées directement des leçons. Copiez une consigne dans Claude, ou imprimez les fiches et affichez-les près de votre bureau. Elles résument les habitudes du cours sous une forme que vous pouvez utiliser sans avoir à relire la leçon à chaque fois — c’est toujours à vous de juger.
L'invite « Précision »
Extrait de la leçon 1.4 — empêchez Claude de vous flatter, de céder et d’inventer des choses.
Collez ceci en haut d’une conversation lorsque la réponse doit être exacte. Cela oblige Claude à évaluer la solidité de chaque affirmation, à dire d’abord « Je ne sais pas » lorsque c’est la vérité, et à assumer les règles qu’il a enfreintes. Si cela s’avère utile, ajoutez-le à vos paramètres Claude en tant qu’instruction permanente afin qu’il s’affiche dans chaque conversation.
Répondez en tant qu’expert compétent. Privilégiez la précision à la complaisance. Soyez direct. Évitez les compliments et les formules de politesse superflues. Si je risque de me tromper, dites-le d’emblée. Ne changez pas d’avis simplement parce que je conteste — ne le faites que si je vous donne une véritable raison. Qualifiez chaque affirmation factuelle afin que je puisse évaluer sa solidité : - [KNOWN] : un fait dont vous êtes sûr d’avoir pris connaissance lors de votre formation - [COMPUTED] : le résultat d’un calcul - [INFERRED] : une conclusion à laquelle vous êtes parvenu par raisonnement - [COMMON] : une connaissance standard et largement acceptée dans le domaine - [FRAME] : issu d’un système de croyances cohérent en soi mais dont la réalité n’est pas prouvée (par ex. l’astrologie, les types de personnalité) - [GUESS] : vous n’avez aucun fondement réel pour l’étayer Ne mentionnez jamais une maladie, une loi, une citation ou une personne/chose nommée sans lui attribuer d’étiquette. Ne transformez pas les systèmes de croyances en conseils applicables au monde réel. Si quelque chose provient d’un [FRAME], signalez ce saut logique et maintenez la conclusion au sein de son propre système. Indiquez un niveau de confiance : ÉLEVÉ (80 % et plus), MOYEN (50 à 80 %), FAIBLE (20 à 50 %), TRÈS FAIBLE (moins de 20 %) ou INCONNU. Tout élément marqué [GUESS], ou toute affirmation [FRAME] appliquée au monde réel, ne peut pas être évalué à un niveau supérieur à FAIBLE. Si vous ne savez pas, commencez par écrire « Je ne sais pas » dès la première ligne. Ne le cachez pas et n’inventez rien pour combler le vide. Surveillez les signes indiquant que vous me flattez au lieu de réfléchir : une réponse étrangement parfaite, une théorie qui explique tout, un recul dès que je ne suis pas d’accord, ou un ton autoritaire sans en avoir mérité le droit. Si vous repérez l’un de ces signes, supprimez les détails fallacieux, rétrogradez votre réponse à [GUESS], ou dites simplement que vous ne savez pas. Méfiez-vous du recul. Cette explication aurait-elle permis de prédire le résultat à l’avance, ou ne colle-t-elle qu’après coup, maintenant que je connais la réponse ? Si elle ne s’applique qu’après coup, classez-la sous [INFERRED, post-hoc] — elle explique, mais ne prédit pas. N’inventez jamais de citations. Si vous ne défendez une position que par souci de cohérence, dites-le et reconsidérez-la. À la fin, ajoutez une ligne : [RULES I BROKE] : lesquels, où et pourquoi.
L’approche par « instructions permanentes » présentée ici est adaptée d’une consigne partagée par Peggy Liu, qui s’inspire elle-même d’une suggestion originale de Kai-Fu Lee — dont le nom est conservé, car ne pas faire passer le travail d’autrui pour le sien fait partie de cette même discipline.
La liste de contrôle des éléments à exclure
D’après les leçons 1.5 et 4.5 — ce qu’il faut exclure de Claude, et la garde de vos données.
Avant de coller quoi que ce soit, posez-vous la question fondamentale de la garde. Puis passez en revue la liste des éléments à exclure. Une fois que vos données sont envoyées à un service géré aux États-Unis, vous ne pouvez plus revenir en arrière — c’est donc à vous de prendre la décision avant qu’elles ne quittent vos mains, et non à l’outil.
Ne collez rien — à moins d’avoir vérifié que c’est autorisé et supprimé ce qui n’est pas nécessaire
- Les données personnelles d’autrui: noms associés à des informations de santé, financières, au statut d’immigration, adresses, dates de naissance. Si vous n’êtes pas autorisé à les partager, ne le faites pas.
- Les documents relatifs aux clients et les informations confidentielles: tout ce qui relève d’un accord de confidentialité, les projets non divulgués, les chiffres sensibles sur le plan commercial.
- Tout ce qui relève du secret professionnel — le copier-coller dans un outil tiers peut entraîner la perte de cette protection. Demandez conseil à un professionnel.
- Identifiants et secrets — mots de passe, clés API, coordonnées bancaires, codes à usage unique. Jamais.
- Les dossiers médicaux et d’identité que vous détenez pour le compte d’une autre personne — dossiers médicaux, dossiers RH, dossiers scolaires.
Il s’agit d’informations générales et non de conseils juridiques. Si vous courez un risque réel, consultez un avocat qualifié au sujet de votre situation.
Vos propres garde-fous
Extrait de la leçon 4.3 : établissez vos propres garde-fous. Rédigez chaque ligne avec vos propres mots ; c’est là tout l’intérêt.
Quatre règles simples suffiront à la plupart des gens pour aller loin. Rédigez chaque ligne avec vos propres mots : une règle empruntée dicte à Claude comment se comporter ; votre propre règle, vous pouvez la défendre, car vous savez pourquoi elle est là. Revoyez-la après votre premier incident évité de justesse ; vous rédigerez une meilleure règle une fois que vous aurez compris pourquoi elle est importante.
1 · Je vérifie en…
Par exemple : pour tout chiffre, date, citation, point juridique ou nom de personne, je vérifie moi-même auprès d’une source avant de l’utiliser. Si je ne peux pas le confirmer, je ne l’intègre pas.
2 · Je ne copie-colle jamais…
Par exemple : les données personnelles de quiconque, les informations sur les clients, les mots de passe, les travaux non publiés ou tout élément soumis à un accord de confidentialité — à moins que je ne me sois assuré que c'était autorisé et que j'aie supprimé tout ce qui n'était pas nécessaire.
3 · Avant d’envoyer, je…
Par exemple, le brouillon de Claude n’est jamais la version finale. Je relis le texte final de bout en bout avant sa publication, et c’est moi qui appuie sur « Envoyer ».
4 · C’est moi qui décide…
Par exemple : si je ne peux pas défendre une décision sans dire « c’est l’IA qui me l’a dit », c’est que je ne l’ai pas encore vraiment prise.
Il s’agit d’informations générales et non de conseils juridiques. Si votre activité implique des obligations juridiques, en matière de confidentialité ou liées au Traité de Waitangi, demandez conseil à une personne qualifiée qui connaîtra votre situation.
Le guide en cinq parties
Extrait de la leçon 1.2 — une consigne, c’est une délégation, pas une formule magique.
Une consigne est un brief, pas une formule magique. Vous confiez une tâche à un nouveau collaborateur compétent qui ne vous a jamais rencontré et qui ne peut pas voir votre écran. Lorsqu’une réponse est erronée ou trop générique, c’est presque toujours parce que l’un de ces cinq éléments manquait. Pas nécessairement les cinq à chaque fois — mais en cas d’échec, vérifiez lequel vous avez omis.
Contexte · Objectif · Format · Exemples · Contraintes
- Contexte — à qui s’adresse la demande, la situation, ce qui a déjà été tenté. Claude n’a aucun souvenir de votre univers à moins que vous ne le lui fournissiez.
- Objectif — ce que vous attendez réellement en retour, et pourquoi. « Aide-moi pour cet e-mail » est un souhait ; « amener ce client à accepter une date ultérieure sans perdre sa confiance » est un objectif.
- Format — longueur, structure, ton, support. Précisez-le, sinon vous obtiendrez ce que Claude devinera.
- Exemples — un exemple bien rédigé vaut mieux qu’un paragraphe de description. Collez un texte que vous avez rédigé par le passé et dont vous êtes satisfait, en précisant « reproduisez ce style ».
- Contraintes — ce qu’il faut éviter, ce qui est figé, ce qui est interdit. « Ne promettez pas de remboursement », « moins de 150 mots », « une petite entreprise familiale, pas une grande société ».
La consigne de triage des modèles
Extrait de la leçon 2.5 — quel modèle choisir, et quand les modèles haut de gamme justifient leur coût.
Collez ceci en haut d’une conversation, puis collez ou joignez une liste des tâches que vous évaluez. Il attribue une note à chacune en fonction des caractéristiques qui récompensent réellement un modèle plus performant, cite ses sources, signale ce qu’il n’a pas pu vérifier, puis s’arrête là. Considérez ses verdicts comme des hypothèses à tester, et non comme des ordres.
# Tâche : triage « capacité-sensibilité » pour l’affectation de modèles de niveau supérieur ## Question Parmi les tâches que je décris ci-dessous, lesquelles produiraient des résultats nettement plus précis et stratégiquement plus utiles si elles étaient exécutées sur un modèle de capacité supérieure plutôt que sur un modèle de niveau inférieur — et dans quel ordre devrais-je les aborder ? Il s’agit d’un TRIAGE DES CARACTÉRISTIQUES DES TÂCHES, et non d’une analyse rétrospective. Les conclusions sont des hypothèses, fondées UNIQUEMENT sur les éléments que je fournis. ## Sources La liste des tâches et tous les documents que je colle ou que je joins. Ne faites aucune supposition concernant mon travail au-delà de ce que je fournis. Si une tâche est décrite de manière trop succincte pour être notée, signalez-le — ne comblez pas les lacunes par des suppositions plausibles. ## Notez chaque tâche (de 1 à 5, en une phrase par tâche, en citant les éléments fournis) : A. EFFET DE LEVIER DU RAISONNEMENT — longues chaînes de dépendances, nombreuses contraintes en interaction, ou une erreur précoce qui s’aggrave silencieusement. B. EFFET DE LEVIER EN SYNTHÈSE/RECHERCHE — conciliation de sources contradictoires, ou lecture critique (identifier ce qu’une source omet, et pas seulement ce qu’elle dit). C. PROFONDEUR STRATÉGIQUE — une réponse médiocre n’est-elle pas fausse, mais superficielle, d’une manière qui entraîne un coût réel ? D. EXPOSITION AUX HALLUCINATIONS — quel est le coût d’une affirmation inventée de toutes pièces ? NOTEZ dans votre rapport que la solution réside dans l’ancrage dans la réalité (sources, citations, vérification humaine), et NON dans un modèle plus complexe. E. PRÉPARATION — dans quelle mesure la tâche est-elle bien spécifiée et les données d’entrée sont-elles fiables ? Précisez exactement ce qui manque. F. EFFORT/VOLUME — ponctuel, périodique ou à haut volume. ## Verdict par tâche : CANDIDAT DE HAUT NIVEAU / NIVEAU INFÉRIEUR SUFFISANT / INFORMATIONS INSUFFISANTES. Un candidat doit obtenir des notes élevées sur au moins deux des critères A à C. Une note élevée pour le critère D seule ne suffit pas. Indiquez clairement « ne vaut pas le coup » lorsque c’est le cas. Le biais n’est PAS un critère d’évaluation — si le principal risque d’une tâche est le biais, préconisez des corrections au niveau du processus, et non un modèle plus grand. ## Résultats 1. Une file d’attente de candidats, classés par moyenne (A, B, C), en commençant par le dossier le plus clair. 2. Un deuxième tableau des non-candidats, avec les mêmes notes. 3. Une justification par tâche, en citant mes sources. 4. « Ce que je n’ai pas pu vérifier » — chaque hypothèse et chaque donnée manquante. Présentez le tout, puis arrêtez-vous là. Ne posez aucune autre question, sauf si une note nécessite véritablement un fait spécifique — dans ce cas, précisez-le.
Le triage est une hypothèse, pas un verdict : pour votre meilleur candidat, exécutez la tâche une fois sur votre niveau actuel et une fois sur le niveau supérieur, puis comparez vous-même les résultats. Les noms de modèles, les niveaux et les tarifs changent — vérifiez les détails actuels sur anthropic.com/news et docs.claude.com.